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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 02:01

angola chana

 

 

Chana Francisca Kauape Bento est née le 7 mai 1985 à Benguela, sur la côte angolaise. Son père et sa mère sont morts quand elle était encore enfant – le premier à cause de l’alcool et la seconde de maladie. Elle a donc grandi dans une famille adoptive dès l’âge de 6 ans. Sa « madrasta » souhaitait avoir une fille.

 

A 8 ans, elle a commencé à aller à l’école qu’elle a fréquenté jusqu’à la 5ème (= 7ª classe). Encore une fois cette interruption de scolarité a été provoquée par sa grossesse (à 15 ans). C’est son « frère » qui l’a mise en enceinte. Il venait le soir la chercher dans sa chambre et ses caresses, son attention, etc. la rendaient heureuse. C’est son premier et grand amour. Elle a grandi à ses cotés. Aujourd’hui, son fils Ailton Victor Bento Dias a 10 ans et vit avec son père. Elle aime encore cet homme. Mais il n’a jamais répondu positivement à son amour. Elle aimerait qu’il la demande en mariage car il n’est toujours pas marié et n’a pas d’autres enfants.

 

Mais ceci n’arrivera peut-être jamais ! C’est une profonde mélancolie que Chana a voulu fuir en voyageant avec sa sœur dans le Cunene. Et finalement, en 2003, elle s’est installée à Ondjiva, loin de son enfant et de son amour apparemment non réciproque. Tous les ans, elle retourne les voir – ce qui est peu. Sa mère adoptive ne serait pas vraiment pour un mariage mais ne s’y opposerait pas. Benguela manque terriblement à Chana.

 

Elle a eu de nouveaux amoureux depuis. Son petit copain actuel passe la voir quand il le veut. Elle a aimé également un autre garçon pendant 3 semaines. Mais, du jour au lendemain, ce dernier n’a plus donné de nouvelles. Elle espère après ses 30 ans pouvoir fonder une famille avec 4 enfants (2 couples : 2 filles et 2 garçons). Même si elle pense que les hommes angolais sont « pessimos ».

 

Elle travaille depuis un mois dans le réfectoire de la prison d’Ondjiva. Elle y travaille de 8h à 17h et y vend des repas entre 350 et 500 Kz aux policiers et aux détenus. C’est son oncle Zé qu’il lui a trouvé cet emploi. Son salaire est de 15000 Kz (= 150 US$). Elle espère pouvoir obtenir une augmentation dans quelques mois quand ce négoce se sera un peu développé.

 

Quand je lui ai demandé si elle avait été heureuse, elle m’a répondu « plus ou moins » : La mort de ses parents, sa grossesse douloureuse, son amour sans futur… Elle m’a dit aussi qu’elle était très timide, très fermée. Elle allait très souvent à la messe. Elle a décidé de changer. A présent, je vous assure qu’elle est extravertie, danse tout le temps, rit et parle sans arrêt.

 

Son plat préféré est le funge avec du pé seco et du sumate (tomate, oignon, gindunga…). Elle adore les novelas brésiliennes, les films américains et la musique made in USA. Le bonheur est fait de choses simples, de beijos e de carinhos.

 

PS 1 : ces photos ont été prises un samedi matin alors qu’elle faisait son ménage.

PS2 : il est étonnant que ces 2 premiers portraits ne contiennent aucune anecdote sur la guerre.

 

chana angola

 

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 01:03

angola bia

 

 

Bia Laurinda Chianga Calofele est née à Lubango, capitale de la Province de la Huíla, au Sud de l’Angola, le 26 août 1992. Elle a 17 ans. C’est dans cette ville qu’elle  a grandi jusqu’au début de l’adolescence. Elle parle le portugais et le Mwela (dialecte angolais). Sa mère est morte quand elle n’avait que 6 ans. Son père s’est remarié ensuite. Elle est la benjamine et a 2 frères. Elle ne connaît pratiquement pas ses demi-frères et demi-sœurs.

 

Elle a commencé, à  5 ans, à fréquenter l’école primaire. Mais, à 10, elle a tout quitté – foyer et scolarité. Elle s’est, en fait, enfuie pour vivre dans la maison d’une amie. Sa marâtre l’a traité mal. Alors que la Bia petite refusait de faire la vaisselle, la belle-mère l'a ligoté dans un sac de riz. Après quelques semaines, son père la rechercha et la retrouva. Mais, profitant de l’absence du père lors d’un voyage, elle fugua de nouveau avec une autre amie qui l’emmena à Ondjiva – soit à plus de 300 Km. Elle vécut alors dans cette nouvelle ville, capitale de la Province du Cunene, en dormant une nuit par ci et une autre par là. Pour la nourriture, c’était la même chose ! Un jour, l’ « oncle » Beto, tenancier d’un petit bar, l'a prise à sa charge – surement par compassion pour cette fillette de 10 – 11 ans qui vivait de l’air du temps. Elle refit aussi un bref retour dans la maison paternelle vers les 16 ans. Sa petite fille, qui déambulait à 4 pattes, trouva un billet de 2000 Kz sur le sol. Elle le déchira bien évidemment. La belle-mère furieuse donna une correction au bébé – ce qui décida Bia de prendre encore la poudre d’escampette.

 

Elle a repris l’école en 2006 (à l’âge de 13 ans) en CM2 (= classe 5ª). Mais elle dût s’arrêter peu de temps après. Son premier rapport s’est soldé par une grossesse. Elle ne rencontra que 2 fois le père de son bébé : à l’école et près du réservoir d’eau. Elle ignore son âge (surement plus de 25 ans à l’époque). Il s’appelait Mingo – autrement dit Domingos. Elle n’a plus eu de nouvelles de lui bien avant qu’elle ne s’aperçoive qu’elle portait un enfant. Il paraitrait qu’il vit sur Luanda maintenant. Bia est un peu gênée de parler davantage sur ce sujet. Elle ne veut probablement pas se remémorer.

 

La petite Noelma a 2 ans et vit à Santa Clara (à 40 Km au Sud d’Ondjiva) chez une tante. Cela fait un mois qu’elle l’a laissée au bon soin d’une tierce personne. Cette séparation est difficile même si elle va souvent rejoindre sa fille à la ville frontière. Mais c’est mieux ainsi : elle n’a plus peur que sa petite ait faim. En outre, elle est retournée suivre les cours de 6ème de l’Ecole du Rei Mandume. Elle espère continuer jusqu’à la 3ème (= classe 9ª). Elle recherche également un emploi dont le salaire serait supérieur à 200 US$ par mois.

 

Elle loue une chambre d’une dizaine de mètres carrés qu’elle paye 250 Rands. La propriétaire ne veut que cette devise (250 Rands = 250 N$ = 30 euros). L’électricité coute par mois 500 Kz (= 5 euros). Idem pour l’eau du réservoir (il n’y a pas d’eau courante à Ondjiva). Ses voisins sont tous sympathiques. Elle peut vraiment compter sur Eliza (qui est presqu’une grande sœur pour elle), Chana et Arminda.

 

chambre bia angola


Elle aimerait avoir un bon mari et 2 autres enfants. Elle dit malheureusement que les hommes ici sont intéressés que par une chose (le cul), qu’ils sont menteurs et qu’ils abandonnent les femmes en cloque. Sa grande peur est de ne jamais pouvoir acquérir un toit. Un terrain coûte 500 US$ et une maison 7-8000 US$. Il faut donc qu’elle économise ce qui est quasi impossible tant la vie quotidienne est chère en Angola. Puis elle est sans emploi. Elle reçoit un peu d’argent de ses tantes de Lubango et du « tio » Beto.

 

Les femmes angolaises sont câlines et courageuses, dit-elle. Elles prennent en charge seules l’éducation des enfants. L’Angola est un pays magnifique qu’elle n’échangerait pas pour un autre – même si elle ne connaît aucun pays étranger (sauf la ville d’Oshikango en Namibie). Elle est fière de sa terre. Elle croît en Dieu et va à l’Eglise catholique quelques fois. Elle n’est pourtant pas baptisée. Elle n’irait pas non plus se confesser car elle sait qu’il y a des « padres bandidos » qui séduisent les femmes.

 

Elle aime se balader dans la ville, venir dans ma chambre d’hôtel voir les novelas quand il n’y a plus d’électricité dans la ville, aller en discothèque le samedi soir ou au Cunene Africa le dimanche soir (billet d’entrée 500 Kz). Elle n’aime pas les animaux. Son plat préféré est le funge avec du calulu. Elle l’accompagne volontiers d’une part de gâteau et de jus de fruit. Elle ne boit pas d’alcool ni ne fume. Elle aimerait « namorar » (= sortir) avec un gars sympa et simple qu’elle connaît.

 

Dernièrement, elle a travaillé à la praça (= au marché) pendant 3 jours. Elle a pris soin d’un étal de vêtement pour aider une amie dont le fils en bas âge avait une fièvre de palu. Elle a vendu pour  25000 Kz de T-shirt, pantalon, …

 

Quand je lui ai demande si son passé a été heureux, elle m’a répondu sans hésiter « oui ». Elle a de bons souvenirs de sa vie de bohème : « tu fais ce que tu veux, quand tu veux ! Même si quelques fois tu as très faim ». Elle avoue avoir été une enfant turbulente. Elle se rappelle - avec une certaine espièglerie – la fois où elle a bougé la marmitte de fayots puis qu’elle s’est réfugiée, intouchable, dans un arbre. Puis, une autre fois, avec son amie mãezinha, sur le marché de Lubango, elle a volé une bassine remplie de petits gâteaux qu’elles ont tous mangés – à en être malade.

 

bia angola

 

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 21:26
baobab xangongoXangongo se trouve sur la route entre Lubango, capitale du Huila, et Ondjiva, capitale du Cunene. Cette ville est l’ancienne capitale des Kwanyamas. Ainsi on y trouve des vestiges de cette ethnie (Mémorial du Mufilo et Embala Grande) mais aussi des colons portugais (Fortaleza Roçada et Mémorial Vau-de-Pembe). Malheureusement ces attractions touristiques à caractère historique ne présentent pas grand intérêt en raison de leur mauvais entretien et de leur taille réduite. En clair, on en fait vite le tour. Ci-dessous on peut voir à gauche les restes de la fortaleza (investis par une entreprise chinoise) et à droite le monument Vau-de-Pembe dédié aux soldats portugais morts noyés dans le Cunene.

 

fortaleza roçada - monumento vau do pembeLa ville est au bord du fleuve Cunene qui descend vers le sud et rejoint la frontière dont elle est la délimitation naturelle jusqu’à l’océan Atlantique. Un nouveau pont inauguré l’an dernier permet de traverser ce très large cours d’eau – surtout lors de la saison des pluies. En effet, toutes les rivières, à l’époque des ‘cheias’, sortent de leur lit et envahissent l’intérieur de la Province ce qui offrent aux touristes la possibilité de voir, au bord des routes, des scènes assez typiques de pêche.

rio cunene pêche cunene angola pêcheur cunene angola
Il y a également à 7 Km au nord de la ville ‘o maior imbondeiro da Africa’ c’est-à-dire le plus grand baobab d’Afrique soit du monde ! Les baobabs se trouvent quasiment tous sur ce continent sauf quelques spécimens importés (au Brésil notamment) et une espèce endémique australienne.
baobab

Pour trouver cet arbre, le plus simple est de demander où se trouve l’embranchement où il faut tourner. Puis c’est toujours tout droit. Un 4x4 est nécessaire pour passer 2 petits ruisseaux. A mi-chemin, il y a un cimetière de blindés sud-africains, une quinzaine de véhicules grillés comme des ‘lulas e camarões’ (poulpes et crevettes). Puis on passe devant une grande fazenda dont la jeune propriétaire est très sympathique. On peut y acheter des fruits pour un bon prix.

blindés xangongoOn ne peut pas louper l’arbre monumental qui est au milieu de la piste, qui est gravé et tagué de partout. On peut admirer alors son tronc tellement gonflé d’eau que l’écorce semble être la peau d’un pachyderme trop gras. En effet, on a l’impression que l’arbre dégouline le long d’orgues ligneuses. Je n’ai pas pu observer les fleurs blanches et éphémères mais il y avait les fameux fruits aux milles pépins.

baobab tronc imbondeiro tronco 
 fruit baobab  imbondeiro xangongo

Puis, à l’aide d’Olivia, j’ai mesuré la circonférence de l’arbre (à 1m du sol, comme il se doit). On a inscrit le tronc dans un cercle imaginaire et un peu irrégulier (je n’ai pas suivi les contours !). Le résultat est 27m et une piqûre. En effet, 2 essaims d’abeilles de terre ont leur entrée entre les racines de l’arbre. M’approchant un peu trop avec mon double décamètre, je me suis fait poursuivre par quelques unes de ces satanées bestioles. Ainsi le diamètre serait inférieur à 9m. Par conséquent, selon Wikipedia notamment, ce ne serait pas le plus gros spécimen du globe. En Afrique du Sud, dans la région de Limpopo, il y aurait un baobab de 47m de circonférence (15m de diamètre) ! Je me demande néanmoins comment les mensurations ont été prises car la différence est trop énorme.

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 19:43
Carte de la région de Huambo - Cuito:
mapa huambo cuítoCarte de Lubango - Namibe:
namibe lubangoCarte du Namibe:
mapa namibeCarte de Benguela - Lobito:
mapa benguela lobito
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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 19:48
mapa cunene 1-1000000
J'ai reconstitué cette carte à partir des scans ci-dessous:
mapa cunene 1 mapa cunene 2
 
mapa cunene 3
 échelle  légende  

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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 18:29
Pereira de Eça est le nom du général portugais qui s'occupait de protéger le sud de l'Angola (ancienne colonie portugaise) d'une éventuelle invasion de l'armée allemande établie en Namibie, lors de la première mondiale. Ce fut également l'ancien nom d'Ondjiva.
Un site montre quelques photos de la ville à l'époque coloniale. On n'y reconnaît rien. Cela est probablement dû à la destruction quasi totale d'Ondjiva par les forces sud-africaines lors de la guerre civile angolaise.
On trouve aussi une ancienne carte scannée. On s'aperçoit que les principales villes ont repris leur nom local:
- Xangongo: Roçadas
- Lubango: João de Almeida
Pereira-de-Eca.jpg
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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 17:13
Cet article fait suite à un autre où j'avais grossièrement fait une carte d'Ondjiva lors d'inondations. J'ai découvert entre temps le site d'une entreprise d'urbanisme qui a travaillé sur Ondjiva (Namacunde, Lubango, Cahama et Xangongo) et qui s'appelle SUB pour soluções Urbanas. Elle présente le plan d'urbanisme de la capitale du Cunene:
planurbano ondjivaOn y distingue déjà très bien les lits des rivières qui sont généralement à sec. Lors de la saison des pluies, certaines années, Ondjiva se transforme en un chapelet d'îles:
planurbano ondjiva cheiaL'école Eiffel se trouve en limite de terrain constructible et, lors des crues exceptionnelles, elle aurait une plage de son coté oriental.
J'ai aussi découvert un projet pharaonique qui s'appelle Ondjiva 3000 dont voici la localisation (à gauche) et le plan peu détaillé (à droite).
ondjiva 3000  ondjiva 3000 mapa
Cela me paraît incroyable. Il s'agit donc de cette grosse "banane" en haut à droite de la première carte et qui se situe près de l'actuelle "praça" (le marché). On peut remarquer que ce rêve immobilier occupe toute une "île". Il comprend une caserne de pompier, de police, un collège, un lycée, une clinique, un hotel, un centre de convention, une zone industrielle, un centre de recyclage et de nombreuses résidences.
Les images de présentation rendent l'ensemble idyllique et parfait. On peut noter cependant que le building system est une version améliorée du préfabriqué (avec options: waterproof, insect, vermin, termit, earthquake, tornado, hurricane resistant).
Il est triste de voir disparaître les kimbos pour des constructions plus modernes. Dire que le Cunene cache encore des ethnies d'une grande authenticité! Plus pour longtemps...
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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 17:26
Le "Efico" ou le "Héfundula lé ngoma" est une fête (uma festa de batuque) qui célèbre le passage de l'"état" de jeune fille à celui de femme. Elle se déroule aux alentours des 14 - 15 ans (je ne suis pas sûr que cela coïncide avec les premières menstruations).
Durant une semaine entière, la jeune femme est la reine. Elle se fait servir, on s'occupe d'elle et surtout on lui dit tout. En clair, les "tantes" expliquent comment gérer son futur foyer, comment prendre soin de son homme, ce qu'il faut faire et ne pas faire... noxo noxo (se prononce nocho nocho et signifie etc. etc. en kwanyama). A l'issue de ces 7 jours, l'adolescente connaîtra toute la théorie d'un savoir-faire millénaire.
fico fico 2 
 fico 3  fico 4
A cette occasion, elle porte une coiffure tressée, appelée "épolé", faite de petites perles (conjunto de missanga). On dispose également quelques coquillages (photo de droite) ou boutons d'ivoire  (photo de gauche) ou des pièces de corne de bovidé. Cela représenterait la richesse. Puis j'attire votre attention sur ce qu'il se trouve sous la vague de perles colorées qui fait le tour de la tête. A gauche, il y a 6 rangées de rajout capillaire synthétique. cela aurait pu être fait aussi avec les propres cheveux de la jeune fille lorsque c'est possible. A droite, on peut voir 4 lignes plus larges qui ont été réalisées avec des cheveux des grands-parents ou autres aïeuls décédés. J'y vois la couronne de la sagesse des ancien(ne)s.
Cette coiffure peut être conservée quelques mois après la fête selon le désir de la jeune femme. Normalement il y a aussi une frange de cheveux et de perles qui descend jusqu'aux yeux. Cette frange est conservée et passe d'une soeur à une autre. La benjamine (a caçula) hérite de ce souvenir familiale voire matriarchale. Celle-ci récupèrera l'habit traditionnel de la mère (dikua) qui a pour particularité d'avoir une sorte de sac à dos intégré sous forme d'une pièce de tissus tenue par 4 ficelles. On peut y mettre le nourrisson par exemple.

En ce qui concerne les jeunes adolescents, j'ignore encore quels sont les rites. Je sais que dans le Cunene la circoncision est pratique courante. Il n'y a pas d'âge particulier: de 7 jours à 7 ans voire plus parfois. L'ainé récupèrera l'arc (zagaia) et les flèches de son père, plus la massue (dibo ou porrinho), plus la ceinture de cuir (cinto de boi) et enfin avec une petite machette (kandjavith ou machadinho).
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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 22:24
mapa cuneneCe matin, j'avais projeté d'aller faire un tour dans le parc national de la Mupa. Donc départ de l'Hotel Aguia Verde à 8h en direction de Cuvelaï qui est la commune d'entrée dans ce parc. Je passe Anhanca où je récupère 2 négociants de "cabritos" et continue vers Evale, ville où on achète la chèvre à 3000 Kwanzas c'est-à-dire 30US$ au lieu de 6000 à 7000 Kz sur Ondjiva. Pour ceux que cela intéresse un bovidé avec des belles cornes, ça va de 60000 Kz à ... Donc 20 chèvres = une vache!
Le paysage est magnifique. Les premières pluies ont reverdi les baobabs et les champs. De nombreux petits lacs sèment le bord de piste. Bientôt il n'y aura plus de route car elle sera submergée. En attendant, la piste est de plus en plus impratiquable. Je vais demi-tour un peu avant la commune de Mupa. Le mélange sable-argile est une vraie patinoire. En outre, les gros camions qui y sont passés ont fait de larges tranchées qui sont parfois trop profondes pour le X-Trail.
Je suis arrivé sur Ondjiva à midi, avec  à bord 1 gars, 3 femmes, 2 nourrissons et 5 poules. A part les quelques plumes sur la banquette arrière, je ne pensais pas que les galinacées étaient si éduquées. Je ne les ai pas entendu de tout le trajet. Incroyable, non? Et pourtant, ça remue dans l'habitacle.
cunene cunene1 
 cunene2  cunene3
 cunene4  cunene5
 cunene6  cunene7
 cunene8  cunene9
PS1: en ce moment, c'est la période de pèche de gros crapaud que l'on mange entier, même la tête (pas les viscères évidemment)
PS2: Au nord d'Ondjiva, 2 gros chars sont sur le bas coté, vestiges des 30 ans de guerre civile.
PS3: Il est marrant de voir que les constructions animales telles que les termitières sont plus hautes (près de 3m  à 4m de haut) que les huttes.
PS4: Demain, je reprendrai une autre route "cul-de-sac" et j'essaierai de prendre moins de photos paysagères et plus de portraits. Mais j'aime pas trop faire le touriste!

3 remarques d'Olivia:
- Une termitière se dit "morro de salalé"
- La 2ème photo sur la gauche est une école ou un comité (du MPLA)
- La dernière photo sur la droite est un kef, autrement dit un barzinho, soit la case où l'on se réunit boire des bière (d'ailleurs si vous regardez bien la base de cette hutte est entourée par 2 rangées de bières).
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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 17:36
10-02-16 carnaval ondjivaAujourd'hui, le 16 février 2010 a eu lieu le défilé carnavalesque de la capitale de la Province du Cunene. Les festivités se sont déroulés au niveau de la tribune, qui se situe sur le coté ouest du bâtiment gouvernemental. L'esplanade était noir de monde et l'ambience assez festive. Vers les 15h, le classement des différentes écoles a été rendu public et les prix décernés (jusqu'à environ 2000 euros pour les premiers). Cela a été l'occasion d'un nouveau défilé:

Rien ne vaut un carnaval où la population s'implique vraiment, se déguise, danse,... Malheureusement ce n'est plus trop le cas du Carnaval de Nice.
10-02-16 carnaval ondjiva 2NB: Ma connexion me permet de m'occuper à nouveau de mon blog.
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