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Les amours sèches

 

Je suis tombé dans tous tes panneaux

Ou j’ai suivi les mauvaises flèches ;

J’ai parcouru ton monde en auto,

Econduit jusqu’à la panne sèche.

 

J’ai vendu VTT et cyclo

Pour que tu ne sois pas à la dèche :

Avec toi, je roulais les yeux clos

Et j’ai grillé mes dernières sèches.

 

Tu m’as monté un tas de bateaux

Pour partir - tranquille - à la pêche ;

J’ai cru qu’on s’était jetés à l’eau

Mais en fait j’étais en cale sèche.

 

J’étais plus crédule qu’un marmot

Sorti de première année de crèche

Jouant avec de faux hélicos

Et des maquettes d’avions à peine sèches.

 

 


 

 

Cupidon n’est plus l’Eros qu’il était jadis !

Il abandonne ses harpons enchevêtrés

Dans les fibres de nos cœurs, qui déjà pourrissent,

Sans même attendre que son sort agissent :

Le poison d’amour lentement doit pénétrer !

Te serais-tu pris au jeu, petit angelot ?

Tu manies ton arc - de préférence en été -

comme un vulgaire petit pistolet à eau :

Mais tel l’ardent soleil ton eau brûle la peau.

Cupidon n’est vraiment plus l’Eros qu’il était !

 

 


 

 

O Cupidon, regarde le piètre archet

Que tu es !

Pose-toi donc sur une branche, ne tire pas

En plein vol

Et arrête de boire des grands verres d’ambroisie

Ou d’alcool.

Quand penseras-tu enfin à viser le cœur

Adulé ?

Pourtant tu vis les guerres de la Grèce antique -

Celles de Troie.

Non ! Vraiment tu n’es pas doué avec un arc

Et des flèches.

Peut-être devrais-tu prendre de la dynamite

Et des mèches ?

Il suffit de jeter le bâton puis compter :

Un, deux, trois !

 

 


 

 

L’amour terroriste

 

Cupidon est un ange cagoulé de noir

Qui menace de son arme l’humanité

De souffrances affreuses et de grands désespoirs

Alors que les dieux jouissent pour l’éternité.

Les prières en haut de l’Olympe n’arrivent guère

Et les philtres ont les effets d’un placebo.

Les coups de foudre, les explosions et les guerres

Ne me terrorisent pas plus que des mots

Et dans l’attente je suis d’un Amour attisé

Qui attente à ma vie pour la fanatiser.

 

 


 

 

Cupidon vise heureux

 

Cœur ivre de bonté, Cupidon vise heureux.

Zélé, il décoche ses flèches d’ailes dorées

De ses petits doigts tout boudinés et calleux

Assurant, sans répit, sa mission adorée.

Et son corps d’enfant s’arc-boute sur son arme

Avec tant de volonté qu’il ne s’aperçoit,

Dans son effort, de mes si douloureuses larmes,

Quand transpercent les traits sortis de son carquois.

Pourquoi les Dieux ont-ils fait l’Amour puéril

Pouvant, à peine, propulser le fin projectile ?

 

 


 

 

L’Amour sans imagination

 

Je t’imagine bien virevolté peinardement,

Regardant tantôt en l’air et tantôt parterre ;

J’imagine aussi très bien tes ricanements

Devant tes facétieuses alliances qui m’atterrent.

Comment ne pas imaginer non plus tes poses,

Là-haut, sur la montagne grecque, te souciant guère

Des choses que, par ton caractère frivole, tu causes

Et qui rendent la vie d’en bas parfois si amère ?

Pourtant je te plains car tu n’as d’autres passions

Et je souffrirais plus sans imagination.

 

 


 


O Cupidon !

 

O Cupidon, ne te trouves-tu pas ridicule

Avec tes cheveux aux belles boucles dorées,

Tes pieds grecs, ta petite bite, ton tain rosé,

Et tes ailes de plumes qui partout te véhiculent ?

N’es-tu pas mortifié de ne voir raviver,

Dans ton antique palais, par des mains fidèles,

La flamme qui devrait louer tout être immortelle

Et qui brûle posthume pour des arrivés ?

Abandonne donc tes flèches, ton armes à cordes

Et tout l’amour qu’aux hommes ingrats tu accordes.

 

 

 


 

 

Cupidon ne s’en fout

 

Cupidon ne s’en fout

Mais il ne voit pas la lune nette

Cupidon voit tout flou

Et il aurait besoin de lunette.

Il tire un peu partout

Même si cela est à l’aveuglette.

Il est miro - c’est tout ! -

Et arrose à la mitraillette.

 

 

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