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Augusto de Carvalho Rodrigues dos Anjos est né à Cruz do Esperito Santo (état du Paraiba) le 20 avril 1884 et est mort à Leopoldina (état du Minas Gerais) le 12 novembre 1914.
Ce poète brésilien appartient au mouvement symboliste ou parnassien mais certains critiques l'ont situé avec Ferreira Gullar dans le prémodernisme. D'une façon générale, Augusto dos Anjos reste très controversé.

Je ferai très prochainement la traduction de l'article Wikipedia portugais que vous pourrez alors consulter pour avoir plus de détails.

Voici la traduction littérale suivant la même présentation que d'habitude :

VERSOS ÍNTIMOS


Vês?!  Ninguém assistiu ao formidável 
Enterro de tua última quimera. 
Somente a Ingratidão - esta pantera - 
Foi tua companheira inseparável!


Acostuma-te à lama que te espera! 
O Homem, que, nesta terra miserável, 
Mora, entre feras, sente inevitável 
Necessidade de também ser fera.


Toma um fósforo.  Acende teu cigarro! 

O beijo, amigo, é a véspera do escarro, 
A mão que afaga é a mesma que apedreja.


Se a alguém causa inda pena a tua chaga, 
Apedreja essa mão vil que te afaga, 
Escarra nessa boca que te beija!

VERS INTIMES

Tu vois?! Personne n'a assisté au formidable
Enterrement de ton ultime chimère.
Seulement l'Ingratitude - cette panthère -
A été ton inséparable compagne!

Habitues-toi à la boue qui t'attends!
L'Homme, qui sur cette terre misérable
Habite, parmi les bêtes, sent l'inévitable
Nécessité d'être aussi une bête.

Prends une allumette. Allume ta cigarette!
Le baiser, ami, est la veille de la glaire,
La main qui caresse est celle qui jette la pierre

Si quelqu'un te cause de la peine à ta plaie,
Lapide cette main vile qui te caresse,
Crache dans cette bouche qui t'embrasse!

Voilà ma traduction littéraire (si je puis dire) :

Personne n'a assisté à ce formidable
Enterrement de ta dernière chimère.
Seule l'ingratitude, la noire panthère,
A été ta camarade inséparable.

De la boue t'attend au fond de ton oubliette !
L'homme qui vit sur cette terre misérable
Parmi les bêtes ressent une inévitable
nécessité d'être à son tour une bête.

Allume ta cigarette - celle du rachat !
Car, comme le baiser précède le crachat,
La main qui caresse te jettera la pierre.

Si une rouvre ta plaie, ravive ta peine,
Lapide la vile main qui frôlait sans gène
Crache dans la bouche qui t'embrassait hier.


AO LUAR


Quando, à noite, o infinito se levanta

A luz do luar, pelos caminhos quedos

Minha tactil intensidade é tanta

Que eu sinto a alma do Cosmos nos meus dedos!


Quebro a custódia dos sentidos tredos
E a minha mão, dona, por fim, de quanta
Grandeza o Orbe estrangula em seus segredos,
Todas as coisas íntimas suplanta!

Penetro, agarro, ausculto, apreendo, invado,
Nos paroxismos da hiperestesia,
O Infinitésimo e o Indeterminado...

Transponho ousadamente o átomo rude
E, transmudado em rutilância fria,
Encho o Espaço com a minha plenitude!

AU CLAIR DE LUNE

Quand, le soir, l'Infini se lève
A la lumière de la lune, par les chemins tombés
Mon intensité tactile est telle
Que je sens l'âme du Cosmos dans mes doigts!

Je brise la garde des sens tremblants
Et ma main, maîtresse, au final, de tant
de grandeur l'Orbe elle étrangle en secret
toutes les choses intimes elle supplante!

Je pénètre, j'agrippe, j'ausculte, j'appréhende, j'envahis,
dans les paroxysmes de l'hyperstésie
L'infinitésimal et l'indéterminé...

Je transpose avec audace l'atome rude
et en transmouvant dans la rutilence froide
J'emplis l'Espace de ma plénitude



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